Le CESE (Conseil Economique et Social et Environnemental) obtient le prix du maousse plaçou !

Le Platusseur est heureux de vous annoncer que le  CESE (Conseil Économique et Social et Environnemental) a obtenu le prix du maousse plaçou !

Notre confrère France-Inter avait préparé le terrain après bien d’autres.

 »

La chambre des dépités

Les 233 membres du Conseil économique social et environnemental (CESE) sont censés éclairer le gouvernement sur des sujets de société. Leur avis est purement consultatif. Peut être est-ce ce pour cela que chaque nouvelle promotion (tous les 5 ans) recèle son lot de politiques déchus, syndicalistes en fin de carrière, artistes en mal de succès. Ils viennent trouver là, sinon une retraite tranquille, au moins un strapontin doré en attendant des jours meilleurs. On les trouve surtout dans le contingent des 40 « PQ » (personnalités qualifiées), directement nommées par l’Elysée. Nicolas Sarkozy y avait nommé ses anciens conseillers Raymond Soubie et Pierre Charon, ou le maire de Meudon, Hervé Marseille, qui avait eu le bon goût de laisser sa place à l’établissement d’aménagement de la Défense à… Jean Sarkozy. François Hollande a moins abusé du système mais n’a pas résisté à y placer son ami Jean-Luc Bennhamias, qui n’avait plus de mandat, ou son copain de promo de l’ENA, Jean-Marie Cambaceres. Christian Estrosi y avait également trouvé refuge à une époque, de même que Luc Ferry lorsqu’il était sorti du gouvernement.

Les petites combines des vrais-faux présents

Le CESE a toujours été gangrené par l’absentéisme d’une partie de ses membres. Officiellement il n’est que de 30% en séance plénière et 35% en réunion de section (ce qui est déjà relativement élevé), mais en réalité plus important. Pour lutter contre le phénomène, en 2011, un système de retenue financière a été mis en place par le président de l’époque, Jean Paul Delevoye. Mais il prévoit que les conseillers peuvent se faire excuser par leur section pour échapper à la sanction. Et le système est plutôt souple… Certains ont ainsi pu cumuler jusqu’à 11 « mots d’excuse » sur un trimestre.

Et puis nous avons constaté que certains « présents » ne le sont pas vraiment : ils viennent signer le cahier d’émargement et disparaissent sans passer par l’hémicycle ! Jusqu’à trente conseillers peuvent effectuer ce genre de passage express et chargent un collègue de voter pour eux. Pour lutter contre cette pratique, le cahier a été, un temps installé dans l’hémicycle ce qui rendait la triche plus visible. Mais au bout d’un an, le cahier est mystérieusement revenu dans le hall d’entrée où il se trouve toujours les jours de plénières. Lors de la séance du 13 juillet dernier, nous avons compté 107 présents effectifs. Et pourtant, les rapports officiels recensent 122 votants ! Explication : 15 « tricheurs » ont demandé à un collègue de voter pour eux. Ce nombre peut monter jusqu’à une trentaine d’après certains témoignages.

Dans leur rapport de fin de mandature en 2015, certains conseillers constatent amers que « la confiance et la responsabilité ne peuvent être le socle du système ». Ils réclament un durcissement des sanctions. Mais rien n’a été fait.

  • Pour l’anecdote : le 11 juillet 2017, pour la venue d’Edouard Philippe, l’hémicycle du CESE est plein. Deux jours plus tard, pour la séance plénière ordinaire les rangs sont clairsemés.« 
  • Au palais d’Iéna, le salaire moyen des agents approche les 4000€/mois. Un niveau rarement vu dans la fonction publique, tout comme les 150 000€ annuels du secrétaire général. A ce prix-là, les agents ont en plus la possibilité de faire une heure de gym par jour sur leur temps de travail, et bénéficient d’un nombre de jours de congés qui fait que certains travaillent moins d’un jour sur deux en moyenne sur une année…

    Explication d’un ancien haut fonctionnaire de la maison : « le personnel a noué de fortes relations de solidarité avec les syndicats présents dans l’assemblée… Au cours du temps, ils ont obtenu des statuts et des déroulements de carrière sans équivalent… ». Quitte à parfois sortir des règles élémentaires de bonne gestion. Pendant longtemps, le CESE déclarait une dizaine de postes « fantômes » au ministère des Finances, que Bercy finançait. Cette enveloppe était ensuite répartie en primes entre les salariés ! Certains agents se voyaient attribuer des heures supplémentaires fictives. La gestion des achats se faisait sans appel d’offres…

 

Ah les corps intermédiaires !

Le CESE fait dans l’humour foutage-de-gueule et faux-cul en lançant une consultation

https://www.lecese.fr/content/mobilisation-des-gilets-jaunes-le-cese-lance-une-consultation

 

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