Sur les ruptures du pénis en Limousin

Un enseignant chercheur du département Génie Mécanique de l’IUT de Limoges vient de faire une publication qui fait beaucoup écrire sur les réseaux sociaux. Cette publication est parue dans le très sérieux Journal of the National Mechanical & Medical Association.

Notre chercheur commence par signaler que l’on note une très sensible augmentation du nombre de cas de fractures du pénis chez l’homme. Ne souriez pas ! ce n’est pas un un pléonasme. Il n’y a pas que l’homme qui est doté d’un pénis.

La fracture du pénis est une rupture de l’albuginée et des corps caverneux du pénis. Le diagnostic est clinique, un craquement, un gros crac! est audible par le patient et s’accompagne d’une douleur et d’une détumescence rapide de la verge, avec constitution progressive d’un hématome.

Le premier cas a été décrit en 1787. Henri IV a toujours déclaré penser avoir un os à cet endroit-là. Mais l’homme est le seul mammifère qui n’en possède pas !

Des chercheurs chinois nous apprend Edouard Launet dans son remarquable ouvrage « Sexe Machin, Quand la science explore la sexualité, Science découverte, Seuil, ont mis en évidence que le facteur culturel est en cause. Des urologues saoudiens ont établi qu’au Moyen-Orient, la masturbation est la première cause de rupture de la verge, alors que dans le monde occidental c’est le coït. Un hôpital du Kurdistan iranien a vu défiler 172 cas en dix ans, ce qui est nettement supérieur à la moyenne.

Mais qu’en est-il en pays d’oc et plus particulièrement en Limousin ? C’est la question que s’est posé notre chercheur. Faire des recherches sur la résistance des matériaux demande du matériel onéreux. Le Limousin ne dispose pas d’industrie aéronautique qui peut financer de telles recherches. Et comme, même en Limousin, s’applique le « publish or perish », notre chercheur a pensé à un objet que possède tout un chacun pourvu qu’il soit de sexe masculin. Un objet dont les propriétés polymorphes sont remarquables et bien connues.

Eh bien figurez-vous que notre chercheur n’a recensé aucun, oui aucun, cas de fracture du pénis en Limousin. Pourtant il a consulté tous les établissements de santé du Limousin. Et ce qui est particulièrement intéressant dans son papier c’est qu’il fait un tour exhaustif des raisons qui peuvent expliquer ce résultat.

  • est-ce que la pratique religieuse explique que les Limousins, honteux, ne vont pas consulter les médecins quand une telle mésaventure leur arrive ? Mais le Limousin est plutôt connu comme « une terre de mission » !
  • est-ce que l’habitat dispersé, l’absence de réseau dense de transports en commun …?
  • est-ce que le SAMU Limousin non habitué raccroche au nez du patient après un « arrêtez de vous foutre de notre gueule ! »
  • la liste des questions continue ainsi sur plusieurs pages, ce qui fait de cet article un modèle méthodologique pour tout chercheur

et enfin, la question, celle que tout le monde attendait. Les Limousins auraient-ils un pénis particulièrement solide comme celui des bovins limousins. Car c’est bien connu, « la » Limousine est une race qui représente une exception génétique au vrai sens du terme. Rustique, solide. Les cas de fracture du pénis chez le bovin de race limousine est très rare. Et en ce domaine, les statistiques sont beaucoup plus fiables que pour l’homme. Le taureau limousin est bien connu pour ne rien cacher de sa vie intime. Pourquoi n’en serait-il pas de même de l’homme limousin ?

Les aspects culturels n’ont pas échappé à notre chercheur. Il fait remarquer que le boudin aux châtaignes de Saint-Yrieix se tient beaucoup mieux à la cuisson que les autres boudins. Cela viendrait du fait qu’il n’est pas fait que de sang. Il contient de la viande et des châtaignes cuites dans une bonne soupe de légumes. Et la soupe, on en mange à chaque repas en Limousin. « C’est l’heure de la soupe » se traduit par « C’est l’heure du repas ».

Notre chercheur tente de modéliser la mécanique de la verge. Il lui reste à trouver les paramètres. Il veut faire mentir L.F. Céline qui a écrit dans Le Voyage au bout de la nuit :

« Entre le pénis et les mathématiques, il n’existe rien ! C’est le vide !  » L.F.Céline (Voyage au bout de la nuit)

 

 

 

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