Réfutation/Validation de la « théorie de la vie sexuelle conjugale » du Dr Chen Liu dans le PSY

C’est mercredi et comme tous les grands journaux, Le Platusseur consacre des pages à la rubrique scientifique. Le jeudi, c’est le jour du pâté aux pommes de terre, le mercredi celui de la science.

Karl Popper a mis l’accent sur la réfutabilité comme critère de démarcation entre science et pseudo-science. Une théorie scientifique est réfutable.

La théorie de l’utilité marginale et de sa décroissance est bien connue…on boit jusqu’à plus soif.

Une équipe de recherche du département sexologie du CHJB (Centre Hospitalier Jacques Boutard) – le Platusseur consacrera mercredi prochain sa rubrique scientifique « La science en marche » à ce département unique en France dans un CH – s’est attaqué à la théorie du Dr Chien Liu du département d’anthropologie du Wagner College (Staten Island, New-York), publiée en mai 2000 au Journal of Marriage and Family (vol.62, n°2, p. 363-374). Pour un exposé particulièrement didactique nous renvoyons les lecteurs du Platusseur au livre d’Edouard Launet « Sexe machin », Science ouverte, Seuil.

La théorie du Dr Chien Liu s’appuie sur celle de l’utilité marginale (1).

« Les équations posées par le Dr Liu l’ont amené à deux hypothèses H1 et H2.

H1 :  » A un certain point du mariage, l’utilité marginal du sexe conjugal et le retour marginal sur l’efficacité du capital humain ont tant diminué que le bénéfice espéré d’une relation extra-conjugale devient plus important que son coût estimé (mensonges, risques sur la vie familiale, etc.), ce qui implique que l’homme a une motivation croissante pour engager une relation extra-conjugale ».

Le Dr Liu a fait une analyse de données sur des milliers de couple. Ce point critique se situerait 17,6 ans après le mariage.

H2 : Plus longtemps une femme est mariée, plus elle accumule du capital humain lié à la relation conjugale et plus elle voit s’élever le coût d’une relation extra-conjugale ; en conséquence moins est élevé la probabilité qu’elle s’y engage. »

Pour la femme, le point critique n’arriverait jamais. »

C’est donc à ces deux lois que nos chercheurs du CHJB se sont attaqué. Si la théorie de Liu est bien scientifique – pas comme la psychanalyse – elle est réfutable.

Ils ont interrogé des centaines de couples légaux (c’est scientifique, la France dispose d’un Etat Civil depuis 1539 grâce à François 1er -rien à voir avec le pape actuel (2), même si l’Etat civil était tenu par le clergé – avec l’ordonnance de Villers-Cotterêt) (4) que se sont formés dans le PSY (Pays de Saint-Yrieix).

Or qu’est-il apparu ? Ils ont tous nié avoir ou avoir eu des relations extra-conjugales. L’éthique a interdit à nos chercheurs d’utiliser des techniques comme la RED, la Réponse Electro-Dermale et un outil comme le Micropléthysmographe. Encore moins de parcourir le public de la foire (rappel : le deuxième et le quatrième du mois) à deux pas du CHJB et d’écouter les chalands platusser sur la vie de leurs voisins dans le  PSY.

Les travaux de nos chercheurs arédiens auront eu une conséquence inattendue. Le film que devait tourner Catherine Millet « In bed with Doctor Chien » ne se fera pas. Il devait être tourné en Limousin (lequel comme bien d’autres régions met la main …à la pâte http://cinemaenlimousin.fr/)

Karl Popper triomphe. Et le CHJB mérite bien d’avoir pour nom celui de l’ancien député maire de Saint-Yrieix, lequel fit partie de la commission consultative du cinéma et de la commission de contrôle sur l’union générale cinématographique de l’Assemblée Nationale. (3)

 

(1) Le cousin Firmin Oules du « plus vieil organiste du monde » (celui de Saint-Yrieix , Joseph Oules), a succédé à Walras à Lausanne. Pourquoi parler de Walras ? Walras est l’auteur le plus connu sur la théorie de l’utilité marginale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Firmin_Oul%C3%A8s

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2013/04/09/le-plus-vieil-organiste-du-monde-joseph-oules-organiste-de-st-yrieix/

(2) remarque à destination de nos bacheliers 3.0 du troisième millénaire

(3) Une anecdote que l’on peut lire sur le site de l’Assemblée Nationale :

« Aux critiques exposées par Jacques Boutard, André Malraux répond : « Tout ceci manque absolument de sérieux et j’ai eu le sentiment d’entendre l’admirable tirade de Ruy Blas que j’aurai plaisir à écouter dans quelques jours, comme vous-même, à la Comédie Française ». Jacques Boutard réplique : « Vous avez bien voulu me comparer à Ruy Blas. J’aurais préféré, je vous l’avoue, que ce fût à Cyrano, car à la fin de l’envoi, je vous aurais touché ».

(4) celle qui a signé la mort de l’occitan écrit !

« Dans l’article 111, le texte de l’ordonnance stipule que dorénavant tous les documents devront être rédigés « en langage maternel françois et non autrement ». La promulgation de ce texte, au XVIe siècle, représente symboliquement la fin des usages écrits officiels de l’occitan, même si concrètement le français a commencé à remplacer l’occitan officiel dès le courant du XVe siècle et même si sporadiquement l’occitan peut encore être utilisé dans la vie publique. »

https://www.univ-montp3.fr/uoh/occitan/une_langue/co/module_L_occitan_une%20langue_25.html

 

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Sur les ruptures du pénis en Limousin

Un enseignant chercheur du département Génie Mécanique de l’IUT de Limoges vient de faire une publication qui fait beaucoup écrire sur les réseaux sociaux. Cette publication est parue dans le très sérieux Journal of the National Mechanical & Medical Association.

Notre chercheur commence par signaler que l’on note une très sensible augmentation du nombre de cas de fractures du pénis chez l’homme. Ne souriez pas ! ce n’est pas un un pléonasme. Il n’y a pas que l’homme qui est doté d’un pénis.

La fracture du pénis est une rupture de l’albuginée et des corps caverneux du pénis. Le diagnostic est clinique, un craquement, un gros crac! est audible par le patient et s’accompagne d’une douleur et d’une détumescence rapide de la verge, avec constitution progressive d’un hématome.

Le premier cas a été décrit en 1787. Henri IV a toujours déclaré penser avoir un os à cet endroit-là. Mais l’homme est le seul mammifère qui n’en possède pas !

Des chercheurs chinois nous apprend Edouard Launet dans son remarquable ouvrage « Sexe Machin, Quand la science explore la sexualité, Science découverte, Seuil, ont mis en évidence que le facteur culturel est en cause. Des urologues saoudiens ont établi qu’au Moyen-Orient, la masturbation est la première cause de rupture de la verge, alors que dans le monde occidental c’est le coït. Un hôpital du Kurdistan iranien a vu défiler 172 cas en dix ans, ce qui est nettement supérieur à la moyenne.

Mais qu’en est-il en pays d’oc et plus particulièrement en Limousin ? C’est la question que s’est posé notre chercheur. Faire des recherches sur la résistance des matériaux demande du matériel onéreux. Le Limousin ne dispose pas d’industrie aéronautique qui peut financer de telles recherches. Et comme, même en Limousin, s’applique le « publish or perish », notre chercheur a pensé à un objet que possède tout un chacun pourvu qu’il soit de sexe masculin. Un objet dont les propriétés polymorphes sont remarquables et bien connues.

Eh bien figurez-vous que notre chercheur n’a recensé aucun, oui aucun, cas de fracture du pénis en Limousin. Pourtant il a consulté tous les établissements de santé du Limousin. Et ce qui est particulièrement intéressant dans son papier c’est qu’il fait un tour exhaustif des raisons qui peuvent expliquer ce résultat.

  • est-ce que la pratique religieuse explique que les Limousins, honteux, ne vont pas consulter les médecins quand une telle mésaventure leur arrive ? Mais le Limousin est plutôt connu comme « une terre de mission » !
  • est-ce que l’habitat dispersé, l’absence de réseau dense de transports en commun …?
  • est-ce que le SAMU Limousin non habitué raccroche au nez du patient après un « arrêtez de vous foutre de notre gueule ! »
  • la liste des questions continue ainsi sur plusieurs pages, ce qui fait de cet article un modèle méthodologique pour tout chercheur

et enfin, la question, celle que tout le monde attendait. Les Limousins auraient-ils un pénis particulièrement solide comme celui des bovins limousins. Car c’est bien connu, « la » Limousine est une race qui représente une exception génétique au vrai sens du terme. Rustique, solide. Les cas de fracture du pénis chez le bovin de race limousine est très rare. Et en ce domaine, les statistiques sont beaucoup plus fiables que pour l’homme. Le taureau limousin est bien connu pour ne rien cacher de sa vie intime. Pourquoi n’en serait-il pas de même de l’homme limousin ?

Les aspects culturels n’ont pas échappé à notre chercheur. Il fait remarquer que le boudin aux châtaignes de Saint-Yrieix se tient beaucoup mieux à la cuisson que les autres boudins. Cela viendrait du fait qu’il n’est pas fait que de sang. Il contient de la viande et des châtaignes cuites dans une bonne soupe de légumes. Et la soupe, on en mange à chaque repas en Limousin. « C’est l’heure de la soupe » se traduit par « C’est l’heure du repas ».

Notre chercheur tente de modéliser la mécanique de la verge. Il lui reste à trouver les paramètres. Il veut faire mentir L.F. Céline qui a écrit dans Le Voyage au bout de la nuit :

« Entre le pénis et les mathématiques, il n’existe rien ! C’est le vide !  » L.F.Céline (Voyage au bout de la nuit)

 

 

 

Le Limousin va avoir ses Pommes-Pommes Girls sur ses stades

Une longue discussion lors du dernier bureau de l’Association des Sports Collectifs Limousins, fallait-il utiliser ou non le terme « Girls » ? Un des présents a tenté de suggérer un terme occitan limousin. Les autres ont crié au scandale : on est en France ici !

En tout cas tous étaient d’accord. Il faut que ces demoiselles ne cachent pas leur anatomie pommesque si on veut que l’argent des producteurs de pommes alimentent les caisses des associations sportives. Un règlement de la « pomme-pomme attitude » sera signé par toutes les filles.

Quelqu’un a fait remarquer que « pom-pom girl » ne sera pas compris par nos amis Britishs qui vivent en Limousin. Car comme les habitants des Youesses, ils disent « cheerleaders ».  On a bien ri de son inculture. Et pourquoi pas faire ringard et parler de « majorettes » ! Un des présents qui revenait d’un stage au Québec a parlé de « meneuse de claque ». On lui a répliqué « Bordel, tu la fermes ! »
De notre directeur des sports au Platusseur

Sauvons la planète, réhabilitons le pot de chambre

L’hiver approche. On s’en est aperçu ce matin. Et avec lui, la consommation d’énergie va augmenter. On ne pourra guère compter sur le solaire. Quant au vent, il est capricieux. Et nos retenues d’eau sont en train petit à petit de se transformer en grandes plaines alluviales.

Alors une équipe de recherche de l’Université de Limoges, après une étude de milliers de publications scientifiques, a constaté le nombre très important de personnes se levant la nuit pour aller aux cabinets. Et avec le vieillissement de la population ce nombre augmente plus vite que celui de la natalité.

Or alors qu’il est recommandé d’avoir une température pas trop élevée dans la chambre à coucher afin d’avoir un sommeil réparateur, les gens conservent une température bien plus élevée afin de ne pas avoir froid en allant aux cabinets pendant la nuit.

Dans un article publié ce mois-ci dans la revue Annals of the New England Academy of Sciences nos chercheurs limousins en concluent qu’il faut réhabiliter le pot de chambre.

Et, un clin d’œil aux Limousins, ils posent la question « pourquoi pas en porcelaine ? » car la porcelaine est particulièrement hygiénique, pas comme le plastique ou la faïence. Ils font remarquer qu’un effet de bord non négligeable sera celui de la relance de la fabrication de tables de nuit avec leur compartiment à pot de chambre.

Le Platusseur tiendra les lecteurs au courant des suites de cet article qui, nous a-t-on dit, est sur le bureau du Président du Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine.